Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Communication Subtile Avec Le Regne Animal

  • : COMMUNICATION SUBTILE AVEC LE REGNE ANIMAL
  • COMMUNICATION SUBTILE AVEC LE REGNE ANIMAL
  • : COMMUNICATION SUBTILE AVEC LE REGNE ANIMAL. Communication par le biais de la télépathie. Relation d'âme à âme. Ecriture automatique. Canalisation de messages venant des animaux ou des âmes de groupe. Harmonisation de la relation entre l'Animal et l'Humain. STAGES COMMENT COMMUNIQUER AVEC LE MONDE ANIMAL. CONFERENCES
  • Contact

Presentation

Messages Des Animaux

9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:14

Chers(res) amis(es)

Avec un peu de retard mais le voici quand même. 

C'est avec un petit groupe trés homogène que le dernier stage du mois d'avril sur la Communication avec le Monde Animal s'est déroulé. Le grand bonheur, c'est que chacun a pu expérimenter la simplicité de la Communication avec le Monde Animal et sentir, capter et recevoir des informations exactes concernant les animaux avec lesquels nous avons travaillé.

Dans ce groupe ont participés adultes et enfants. Et bien sur notre petite dernière de 14 ans était en joie lorsque j'ai pu lui dire que ce qu'elle avait senti concernant un petit Yorkshire était juste.

L'ambiance générale était bonne enfant , comme une petite famille de coeur. L'Esprit au calme sans chercher à faire, les informations les plus simples et justes parviennent jusqu'à nous.

Un grand merci à tous les participants pour la confiance que vous m'avez accordée et pour vos témoignages d'amitiés. C'est une grande joie pour moi de partager avec vous ces moments de transmission tout en sachant que notre regard sur le monde animal s'affine chaque jour davantage et que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir la proximité d'âme que nous avons avec eux.

Ils sont nos amis, nos frères malgré leur apparente différence.

Faites vous confiance, et soyez en accueil. Restez simple et dans l'innocence de l'instant.

Tout est juste.

 

Voici le trés beau texte de Baleine que Monique a perçu pendant le stage ainsi que quelques Témoignages en suite.... Merci à Tous et à Toutes.

 

Message de Baleine

 

Du tréfonds de l’océan, Petit Humain, je t’appelle.

L’écho de mon cri vibre sur ton cœur et le frappe comme une peau de tambour. Tu es mon médiateur, j’ai besoin de toi, si minuscule et si important pour moi.

Je suis si vieille à l’échelle de l’humanité et c’est elle qui me menace aujourd’hui. En me mettant en danger c’est toi qui es en péril, petit maillon qui peut se briser et être détruit si rapidement. Oui, j’ai besoin de toi comme tu as besoin de moi et c’est pour cette raison que tu as tant et si souvent besoin d’écouter mon chant. Tu viens de réaliser le point commun que j’ai avec l’éléphant, mon cousin terrestre. Jamais tu n’avais réalisé que le souffle de sa trompe et le souffle que j’émets sont identiques. Nous parlons le même langage. A toi de comprendre ... Notre oxygène est le même, nous en avons tous besoin Baleine, Eléphant, Humain. Votre priorité est de protéger l’oxygène.

 

Reçu et transcrit sans modification par Monique le 26 avril 2014

 

TEMOIGNAGE D'ANNE

Que dire après ces deux jours passés en ta compagnie, celle de ce beau groupe et dans ce très beau lieu qu’est Terre de Jor ! Je me sentais déjà très proche des animaux et des plantes, puisque depuis ma plus tendre enfance, je « discutais » avec les uns et les autres, avec toujours le sentiment profond que je les respectais, les écoutais et j’essayais le mieux possible de les préserver. Mais ce stage m’a permis d’ouvrir mon cœur véritablement, je me suis sentie « pousser des ailes » si je puis dire, prendre conscience qu’en fin de compte, non seulement, je peux « discuter » avec eux, mais je peux aussi me « connecter » avec eux, et les écouter.

Quel bonheur, et quelle belle personne tu es… ces deux jours ont été pour moi une parenthèse de pur oxygène, merci Christine Laure, et je te souhaite, du plus profond de mon cœur, un chemin ensoleillé et rempli d’amour, entouré d’animaux, de plantes et de belles personnes, aussi !  Au plaisir d'une prochaine rencontre, j'espère.

ANNE B.

un petit mot pour te remercier de ces très bons moments  passés
ensemble le we dernier..Pour moi c'éatit une première approche avec le monde animal, mais cela 
m'a vraiment mise en confiance pour continuer...

MONIQUE M.

Je garde un très bon souvenir de notre week-end. 
 Depuis le stage la brebis va un peu mieux, je vous donnerai de ses nouvelles.
J'espère que vous et vos animaux recevez aussi les bénéfices de ces journées mémorables. 
PHILIPPE.
un grand merci pour ce beau week end 
PROCHAIN STAGE 5 et 6 Juillet 2014......
Repost 0
6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:55

 


18538768-baleine-a-bosse-au-large-breche-de-la-cote-du-quee photo libre de droits

 

 

 

COMMUNICATION AVEC BALEINE 22 avril 2014

 

Bonjour amis de la terre,

c'est une joie pour nous de vous savoir à notre écoute. Je viens vers vous au nom de tous les grands mammifères marins.

Nous sommes heureux de sentir votre désire de communiquer avec nous.

C'est un grand pas que vous faoites et qui vous amène à une meilleure compréhension de la vie et de la création.

Nous sommes venus dans votre monde pour participer à l'élévation des vibrations de la terre et de vous même.

Lorsque vous communiez avec nous, nous vous accueillons avec grande joie en notre coeur.

Laissez vous sentir et écouter les vibrations de notre chant . Nous sommes des Etres joyeux et heureux de nature. Notre peuple et celui des océans, voit sa joie s'éteindre lentement lorsque nous sommes confrontés à votre déraison et le manque de conscience avec lequel beaucoup d'entres vous nous traitent et traitent les océans.

Nous transmutons la tristesse que nous pourrions éprouver en joie, afin de vous aider à mieux nous comprendre. Nous n'avons pas de rancune envers vous, simplement de la tristesse, lorsque nous sommes témoins des actions qui polluent notre espace et les océans.

En polluant l'eau des rivières et des océans, vous vous asphyxiez lentement.

Lorsque nous sentons les connexions qui se font en vos coeurs à notre contact, nous ne pouvons qu'être pleinement satisfaite de ce rôle que nous avons à vos côtés. Nous guérissons vos espaces intérieurs.

Nous sommes ici dans vos océans pour continuer un travail de transmutation de vos plans émotionnels et des plans émotionnels de votre planète. Nous apportons notre contribution à la toile de la vie et servons de transmetteur inter-monde. C'est un peu comme si nous étions les gardiens des vibrations subtiles dont vos eaux ont besoin pour garder un minimum de pureté. Sans quoi toute vie y cesserait. Notre travail est de plus en plus lourd à porter.

Depuis des décennies vous avez négligé l'intérêt que vous portiez à votre environnement naturel. Qu'il s'agisse de l'eau, de la terre, ou des autres éléments qui participent à la création de la matière dont vous êtes issus.

Cette matière originelle était claire et limpide. Ces vibrations étaient cristallines et légère de pureté. La création est issu de l'Amour de la Source. Ensuite ce que vous en faites vous appartient. En ces temps, vous étiez alors beaucoup plus grand et votre présence rayonnait de lumière. Nous étions alors en harmonie avec vous et nous communiquions aisément d'âme à âme, et de coeur à coeur.

 Aujourd'hui l'époque dans laquelle vous vivez est en train de réveiller chez certains d'entre vous les mémoires de vos origines stellaires et universelles.

Vous aspirez à retrouver le contact avec l'essence même de vos Etres. 

 Vous aspirez à retrouver la totalité de vos capacités de perceptions.

Nous accueillons de tout coeur votre désir de re-connexion et c'est un grand honneur pour nous d'être témoin de cela.

Soyez de plus en plus nombreux dans cette démarche avec simplicité et votre terre s'émerveillera et se réjouira de son potentiel d'éveil. Nous serons là pour vous accompagner.

 

Si vous observez notre corpulence, notre poids peut vous sembler imposant et pourtant nous nageons et évoluons dans les fonds marins avec grâce, aisance et liberté. Il ne tient qu'à vous d'en faire autant en vous libérant des vieilles structures et des vieux enfermements qui jusqu'ici vous ont contenus dans une situation d'aveuglement. Les temps que vous vivez, sont des temps de libération dans lesquels il vous sera parfois nécessaire d'accepter de perdre vos repères. Abandonnez vous en confiance au cours de la vie qui vous est offerte.

Abandonnez vous comme l'enfant qui apprend à nager, se met sur le dos et laisse le courant et les vagues le charier sans qu'il n'ait peur de couler.

Soyez des enfants capables de rire des évènements. Que notre joie d'évoluer en ces fonds ou tout est souvent paisible vous accompagne.

Voyez ce que vous pouvez alléger . Que notre souffle chasse de votre esprit toute négativité. Soyez aimant envers la création et recevez ses bontés.

Ne vous sentez pas séparé de nous, car nous sommes votre ventre, votre souffle, nous venons brasser et libérer vos émotions. Nous venons vous aimer.

Sentez vous libre!

Accueillez vous comme nous vous accueillons.

Je le redis, c'est une grande joie de représenter ici à vos côtés, le peuple des cétacés. Nous vous crions du fond des océans que l'heure de l'Eveil est arrivée.

C'est assez!

Les moments d'imcompréhensions sont révolus. La terre entière réveille

ses énergies profondes afin de stimuler vos réactions. Le vieux monde

auquel certain d'entre vous sont encore attaché est en train de disparaître.

Soyez confiant et ne fermez plus les yeux, vous êtes tous suffisamment informé aujourd'hui pour ne plus faire l'autruche et mettre la tête dans le sable. Soyez à l'écoute des signes et des appels que vous recevez et laissez vous combler par la magnificence de la vie qui vous anime ici,maintenant et dans votre totalité multidimensionnelle.

 

Merci de m'avoir écouté. Recevez notre Amour et notre Joie.

 

J'ai reçu ce texte juste avant le stage du mois d'avril ou nous avons travaillé avec les sons des baleines. D'ailleurs une des participantes à elle aussi reçu de son côté un message dont les termes globaux se ressemblent. Les baleines attirent notre attention sur le respect de notre environnement, de l'Air et L'oxygène que nous polluons malheureusement. 

Continuons à être attentifs et prenons conscience dès que nous le pouvons de notre lien profond avec tous les mondes auxquels nous sommes reliés. Laissons appeler et surprendre de l'intérieur .  Lorsque nous sentons un appel au SILENCE offrons nous le luxe de nous y baigner.

Je vous embrasse.

De coeur à coeur, dans le respect de l'Unité.

Christine-Laure 

 

 

 

Repost 0
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 17:26

 

COMMENT COMMUNIQUER AVEC LE MONDE ANIMAL

 

 

 BANDEAU-ANIMAUX

 

 

Christine-Laure AMIACH

Canal du Monde Animal

 

Après un parcours de plus de 20 ans d’accompagnement et de soins auprès des humains que nous sommes, le monde animal m’a rappelé qu’il avait grand besoin qu’on le prenne en considération. J’ai toujours été proche des animaux, et je suis de celles qui considèrent que dans l’univers, tout est relié.

Du souffle du vent, au bruissement d’aile d’un oiseau, à la respiration profonde de la terre et de tous les peuples qui l’habitent, seul s’exprime la voix de la Vie et de l’Amour Infini de la Création.

Les animaux sont nos compagnons, nos guides, nos frères, nos enseignants, nous évoluons et grandissons ensemble.

Apprenons à leur ouvrir notre cœur et nos sens, afin de comprendre leurs messages, leurs témoignages, leurs enseignements.

 

STAGE :

 

Au cours de ce stage, nous expérimenterons ensemble les différentes possibilités de connexion avec nos amis les animaux.

Nous prendrons le temps d’éveiller nos sens et de faire confiance à la sagesse du cœur.

        Prendre soin de soi, pour prendre soin de l’autre.

Ecouter, se positionner, accueillir, recevoir et partager seront les mots clés de ces deux journées.

 

 

CHAQUE PARTICIPANT AMENERA :

- Une enveloppe longue blanche sans fenêtre dans laquelle il aura placé une photo de son animal ou    d’un animal connu avec lequel il souhaite travailler.  

- Il est préférable d’avoir une tenue confortable.

- Une petite couverture, un bloc-note, et un crayon-gomme.

 

LIEU DE STAGE :

 

Centre d’hébergement TERRE DE JOR – Castel Girou -  Dordogne. Périgord noir, près de  MONTIGNAC

 

 

La Terre Pointue Castel Girou

05 53 50 57 01

terredejor.fr

Chambre d'hôtes

 

COUT DU STAGE :

175 euros hors hébergement et repas

Pour des questions de logistiques les inscriptions sont souhaitées avant le 15 JUIN 2014.

Se renseigner en contactant Terre de Jor pour les hébergements qui peuvent se faire en pension complète avec chambre individuelle, double, ou en dortoir.

 

 

            Contacter Christine-Laure Amiach     au 05.53.45.98.36

                                                                au 06.78.80.93.43

            christinelaure.amiach@gmail.com 

 

Le stage se fera avec un minimum de 10 personnes inscrites.. Les personnes mineurs peuvent participer, à condition qu’un adulte référant s’inscrive avec elles. Dans ce cas m’en parler avant.

Repost 0
Published by - dans STAGES
commenter cet article
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 10:49

 

JUSTE ENVIE DE VOUS PARTAGER CETTE TRES BELLE VIDEO SUR LES LOUPS

Prenons tous conscience de l'importance de sauvegarder la flore et la faune 

de notre planète. Nous avons créé de nombreuses actions de déréglement

des rythmes naturels de la vie sur terre. Comment réparer? que chacun se 

pose la question. En prendre conscience est déjà un grand pas. Essayons de ne

pas laisser à nos enfants un monde en décrépitude. Préservons du mieux

possible ce qui nous reste, 

J'ai trouvé ce film sur les loups trés beau .J'ai toujours aimé cet animal 

tant respecté par nos pères de l'ancien monde. Le monde où les hommes et les 

animaux arrivaient à communiquer par un simple regard.

Il reste pour beaucoup encore quelque  chose en nous de la sagesse des Peuples Amérindiens.

Remercions les encore aujourd'hui pour ce qu'ils nous ont transmis.  

Christine-Laure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 12:26

Cyndie.jpg 

Holly est une trés gentille chienne Yorkshire qui depuis quelques temps, ne cessait d'aboyer et de gémir en montant et sautant continuellement sur le canapé du salon.
Lucy m'a contactée afin d'élucider la situation.Comme à l'habitude, je me suis présentée à Holly avec laquelle j'avais eu l'occasion de communiquer un ou deux ans plus tôt. Nous nous connaissions.
Même s'il s'agit de communication au delà du plan physique, en général l'animal se souvient de la personne qui intervient. Je pense qu'il s'agit aussi d'une histoire de vibrations qu'il reconnait).
-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

Nous avons commencé ainsi :

Bonjour Holly, Je reviens vers toi aujourd’hui à la demande de Lucie,
elle s’inquiète beaucoup pour toi. Il parait que depuis quelques temps.
Tu pleures tout le temps. Pourrais tu m’expliquer ce qui se passe ?
Holly, m’envoie des images et des sensations bizarres. C’est en relation avec sa fille.
Comme si elle mettait sa vie en danger. La relation à la drogue est présente.
Holly me dit qu’elle est très inquiète. C’est comme si elle la sentait à distance.
Il est 11h46 j’ai une sensation métallique dans la bouche.
Il y a beaucoup de métal autour d’elle. A la suite de ces ressentis, j'ai préféré appeler
Lucie, afin que nous parlions un peu ensemble de la situation.
Effectivement j’ai eu la surprise d’apprendre par Lucie que sa fille travaillait dans la
marine. En tant que militaire elle s’expose à des actions dangereuses.
Suite à notre bref entretien voici ce que me dit Holly :

Ouf, au moins tu m’as comprise, tu peux leur dire que je ne suis pas
folle. Ce n’est pas une histoire de Santé .Sandy (la fille de Lucie)
est mon amie, nous sommes très proche, je n’aimerais pas qu’il lui
arrive quelque chose.
IL faut qu’elle fasse attention à elle, qu’elle ne soit pas téméraire.
Qu’elle reste à sa place, elle a parfois envie d’en faire un peu trop.
 Lucie m’a dit ce matin que Sandy travaillait dans la marine.
C’est donc une militaire.
Je comprends que tu t’inquiètes pour elle, mais c’est son
choix. Tu ne peux pas intervenir.
- Je sens quand elle n’est pas bien.

Bien sur, je comprends. Mais tu dois aussi respecter ses choix.
- Dis lui qu’elle en fasse pas trop.

Je lui dirais bien sur. Dis moi Holly, est-ce que c’est la seule raison pour
laquelle tu aboies sans cesse.
  - Je ne sais pas comment la prévenir autrement.

Et bien tu peux penser à elle. Simplement et lui parler ou lui envoyer des
images dans ses rêves. Ca peut être une solution.
J’ai envie de veiller sur elle.

Elle sait très bien que tu l’aimes et que tu veilles déjà sur elle à ta façon.
  - Tu crois ?

J’en suis persuadée, de toute façon ne t’inquiètes pas, nous allons lui faire
part de tes recommandations.
Dis moi Holly, J’ai l’impression que tu es un peu moins peureuse qu’avant.
- Ce n’est pas vraiment de la peur, c’est une question d’intention et
de vibration. J’aime beaucoup jouer, partager avec les humains,
mais j’aime aussi que l’on me respecte lorsque je n’en ai pas envie.
Et puis il y a aussi une histoire d’intention. Je n’aime pas les gens
qui m’approchent pour jouer avec moi alors qu’ils n’en ont vraiment
rien à faire. J’aime que l’on soit entier comme je le suis.
Je suis heureuse de vivre avec Lucie et sa famille. C’est ma famille.
Mon clan et j’ai pas envie qu’on les embête non plus.
J’ai toujours horreur du bruit et des commérages. Franchement ça
ne sert à rien et ça pompe !

Est-ce que tu aurais envie de dire quelque chose de particulier à Lucie ?
- Qu’elle ne se laisse pas envahir par sa mère.

Observations :(Lucie a effectivement quelques petits problèmes
relationnels avec sa mère avec qui elle rentre en conflit souvent).
- Elle prend beaucoup de place. Elle est envahissante et elle parle
fort. Ca fait mal aux oreilles. Quand la télé est trop forte aussi.
J’aurais envie de rendre tout le monde autour de moi attentif aux
vibrations qui les entourent, attentif aussi aux vibrations que les
pensées dégagent. J’entends tout, ce que vous dites et ce que vous
pensez. Ca fait dès fois beaucoup pour ma petite tête.
Et puis il y a vos ordinateurs. Qu’est ce que vous pouvez passer
comme temps dessus. Moi, je préfèrerais qu’on se fasse des câlins
ou qu’on partage des moments de vraie connexion.
D’ailleurs tu peux demander à Lucie, souvent je viens près d’elle la
chercher pour qu’elle s’intéresse un peu à autre chose.
(C’est vrai et nous en avons parlé ensemble).

Je pense qu’elle garde le lien avec sa fille par l’ordi.
- Oui bien sur mais souvent elle reste longtemps dessus.
-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:--:-::-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

Nous avons été dérangée et de ce fait l'entretien a été interrompue, pour mieux reprendre le lendemain.
Un petit conseil si vous essayez de communiquer avec vos animaux ne faites pas de forcing. Préférer  un arrêt si vous êtes coupés, ou que la communication ne passe plus. Vous reprendrez plus tard et votre compagnon le comprendra.

Nous avons repris notre entretien le lendemain.

Bonjour Holly, je reprends avec toi notre entretien si tu veux bien.
 Je ressens Holly très câline ce matin. Elle a envie qu’on la prenne dans les bras et qu’on lui  fasse un gros câlin. Mais tout va vite dans la maison et elle aurait eu envie de plus de temps privilégié.
J’ai l’impression que notre conversation lui a fait du bien. Elle est contente d’avoir pu en parler. En fait elle a envie que tout son petit monde soit en sécurité autour d’elle. Il faut la rassurer et bien lui faire comprendre que ce n’est pas son histoire.

Holly a un petit problème dentaire,  je lui ai posé la question voici ce qu’il en ressort :
Réponse par ressenti. 
Les petites douleurs ne sont vraiment pas l’essentiel. Avec ses dents
de lait, c’est un peu comme si une partie d’elle restait accrochée à
son enfance. Les chiens réagissent longtemps avec des émotions
identiques à celles de nos enfants.
Conseils pouvant être apportés Personnellement j’attendrais un peu pour la faire opérer des dents.
Je pense que dès qu’elle se sentira mieux dans sa tête, elles risquent de sortir toutes seules. Elle est encore jeune. J’attendrai encore un peu avant de prendre cette décision.
Des élixirs floraux ont été conseillé pour améliorer son état intérieur.
Elixir L’oiseau vert N°19
(Je me libère de la sensation d’être oppressée ou emprisonnée dans une situation ; Je me libère d’un sentiment d’inquiétude et d’impuissance.) Ce qui en fait correspond bien à la situation actuelle.

Dis moi Holly , aurais-tu envie de rajouter quelque chose ?
Je n’aime pas rester seule.
J’aurais envie d’avoir des petits. J’aimerais bien qu’on en
garde un avec moi.

Bien, je passerais le message. Je te remercie de m’avoir fait confiance et
de t’être confiée à moi.
Merci à toi.

Ce qui est amusant c’est qu’effectivement Lucie avait pensé à lui faire faire des bébés. Je n’étais pas au courant donc ceci confirme que l’idée est tout à fait positive.
Quelques jours après notre entretien Lucie m’a contacté pour me dire qu’Holly avait
cessé d’aboyer nerveusement.

Tout est rentré dans l’ordre.
Cette petite chienne s’est sentie entendue.
Une fois de plus, je suis heureuse d'avoir pu contribuer au bien être de cette petite chienne et de ses compagnes. Je vous souhaite d'y arriver vous aussi. 
Ne vous découragez pas. Faites-vous confiance...............

 

Repost 0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 16:54

 

FLAGADA-brebis.jpg

 

  MESSAGE DE FALBALA , BREBIS INTELLIGENTE

 

 

 

 

Extrait d'une communication avec FALBALA petite brebis, trés intelligente.


 

Dis moi ma Bibiche, j’ai une question un peu personnelle à te poser, j’en profite. En tant que Mouton, quel regard portes-tu sur notre humanité ?

        Je trouve que vous êtes très compliqué.

 

Dans ton regard, j’ai l’impression que tu es très observatrice.

Je te l’ai dit, je suis loin d’être idiote, je vois bien comment vous fonctionnez et je ressens aussi votre plan émotionnel. Souvent perturbé.

Il n’y a pas beaucoup de moment de grand calme en vous. Ces moment où tout s’apaise et où l’esprit se relie et écoute le vent, la nature, la terre, et l’eau. Nous sommes des animaux  très contemplatifs.

Nous nous contentons de nous nourrir des fruits de la terre, nous aimons la tranquillité, nous aimons aussi être en groupe. Un mouton tout seul, n’est pas forcément un mouton heureux. Dans un groupe il y a bien sur une hiérarchie, mais elle est organisée par les lois de l’univers et nous l’acceptons.

De votre côté vous vivez dans un monde hiérarchisé mais dont la hiérarchie à laquelle vous répondez a été construite de toute pièce par un mental manipulateur et falsifié.

La hiérarchie dans l’Univers est simple, naturelle et respectueuse avant tout de la loi de l’Amour de la Création et de l’Harmonie entre les mondes.

Vos hiérarchies sont directives et vont dans le sens du profit.

 

Vous fonctionnez pour la plupart avec une âme de groupe, n’est-ce pas ?

Oui, c’est exact lorsque nous sommes en groupe. De toute façon nous sommes toujours reliés à notre égrégore, mais il arrive que nous puissions aussi communiquer avec vous sur le plan individuel. C’est ce que nous faisons et c’est un peu comme si cette âme de groupe envoyait un délégué, un éclaireur qui puisse communiquer directement avec vous. Ensuite nous revenons à notre égrégore.

 

Cela me parait intéressant.

Considères-tu que votre peuple soit en souffrance ?

Tout dépend, il arrive bien sur que nous soyons en grande souffrance lorsque vous ne nous respectez pas, et que vous n’avez pas conscience de ce que nous vous offrons. Nous savons très bien en nous incarnant dans la peau d’un mouton, que les humains mangent du mouton. Nous sommes des animaux pacifiques, et nous

acceptons sur ce plan d’incarnation de collaborer avec vous en vous aidant à vous alimenter. Tant que vous en avez besoin. Tant que votre humanité n’a pas encore compris comment faire autrement.

Nous savons que nous pouvons finir en côtelette ou en gigot. Si de votre côté vous êtes profondément reconnaissant des lois de la vie sur terre, que vous ne nous tuez pas avec barbarie, mais avec respect, nous acceptons ce moment ou nous vous abandonnons notre corps pour retourner dans la lumière.

 

Je te remercie d’avoir bien voulu répondre à cette question. Aurais-tu envie de communiquer quelque chose de particulier à tes amis?

        Je les remercie de leur considération à mon égard.

 

Est-ce que l’on peut dire que tu vis bien ?

        Tout à fait 

 

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement ?

Qu’on me gratte le dessus de la tête et j’aime quand on prend le temps de s’occuper de moi.  

 

Est-ce que tu acceptes d’être tondue ?

        Oui, ça ne me dérangerait pas si le temps est beau, autrement Je n’aime pas avoir froid.

 

Tout à l’heure tu parlais d’émotion : Est-ce que tu sais qu’elle partie de l’émotionnel humain est relié à votre Peuple ?

Nous déclenchons en vous lorsque nous sommes de jeunes agneaux des élans de pureté, de douceur, de tendresse, d’innocence. Nous gardons même en vieillissant cette part d’innocence et cela peut vous toucher.

Certains d’entre vous pensent que nous avons peu d’intelligence, ils se trompent.

Nous avons une intelligence de groupe, et il est important pour nous de nous aligner par rapport à ce fonctionnement. Nous vous montrons aussi que l’on peut vivre en communauté et en harmonie. Nous ne cherchons pas la dualité, elle arrive uniquement lors de l’établissement d’un chef de groupe. Nous aimons faire partie d’un groupe. Lorsqu’il arrive que l’un ou l’une d’entre nous soit rejetée, c’est qu’elle est en état de faiblesse et de se fait pourrait affaiblir le groupe. 

Alors le choix est fait de s’éloigner ou de se faire exclure. Il n’y a pas de tristesse à avoir. C’est ainsi.

Nous savons restez humble.

 

Et bien dis moi, je suis ravie d’avoir eu cet entretien avec toi. Tu m’as beaucoup offert et appris.

Une dernière question, penses-tu que l’on doivent devenir végétarien ?

Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Tant que vous en aurez le besoin vous trouverez des animaux qui se sacrifierons pour vous permettre de vous alimenter. Sachez seulement qu’il existe d’autre moyen D’alimenter l’énergie d’un corps et que plusieurs d’entre vous en ont déjà fait l’expérience. Cette question de nourriture sur le plan humain est importante pour vous, parce que vous n’avez pas encore trouvé de réponse à votre quête intérieure. Alors vous cherchez encore à vous remplir de choses extérieures à vous-même. Mais je sais que vous avez bien d’autres possibilités. Vous trouverez votre réponse à cela lorsque vous serez prêts. Soyez seulement en conscience lorsque vous mangez.

Et répondez avec sincérité à vos besoins intérieurs. Vous trouverez……

 

Je te remercie FALBALA pour cette communication.

 

        Merci à toi, ce fût aussi un plaisir.

Repost 0
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 16:44
Biens Chers Tous et toutes.

Ce petit coucou pour vous souhaitez de très belles fêtes de fin d'année.
En espérant que pour chacun et chacune d'entres vous elles seront vécus dans la joie du coeur.
Que vous soyez en famille, seul (e) ou accompagné(e) de vos animaux favoris. 
Cette fin d'année, je vous la souhaite harmonieuse et sereine.
Gardons au fond du coeur la paix et l'amour de tous ceux et toutes celles qui nous ont accompagnés
au cours de notre vie .
Laissons nous bercer par le chant des oiseaux, la lumière du jour, la beauté de la création toute entière
et les retrouvailles heureuses,
Que les étoiles brillent dans vos yeux lorsque la profondeur de la nuit vous invite au silence.  
C'est l'heure profonde de la re-connexion.
Je vous souhaite à tous et à toutes 
Une très belle et joyeuse fin d'année.

 

Repost 0
9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:30

CHRIS DANS LES GROTTES CLIN D'OEIL   Bien chers lecteurs et lectrices,

 

Je vais tenter  par ces quelques lignes  de répondre à une question qui m’est souvent posée en ce qui concerne la communication avec le monde animal :

«  Oui, mais pour vous comment ça marche ? »

Il est bien évident que je ne peux ici vous parler que de ma propre expérience en ce domaine.

J’ai toujours été proche des animaux.

Depuis ma plus tendre enfance, ils m’attiraient et me fascinaient. En même temps, je me sentais bien et paisible en leur compagnie. J’avais l’impression d’accéder à un autre monde. Bien différent que celui des adultes qui m’entouraient.

J’étais une petite fille heureuse et je me sentais particulièrement libre et en joie auprès des animaux qui faisaient partie de ma vie. En l’occurrence à l’époque, il s’agissait de chiens, de poussins, de hamsters, et de lapin...

Je n’avais pas encore approché les chats car ils étaient un peu considérés comme indésirables. Vieille mémoire collective inscrite dans la famille, les chats étaient voleurs et fourbes. On ne pouvait pas leur faire confiance.

Je n’étais pas de cet avis et j’en ai la preuve aujourd’hui. J’aurais bien aimé les prendre dans mes bras et faire ami ami avec eux, mais il est vrai que je n’ai pas eu l’occasion d’en approcher beaucoup à cette époque. Quoi qu’il en soit j’avais vraiment la sensation à mon niveau d’aimer tous les animaux et qu’auprès d’eux il ne m’arriverait rien.

Ils étaient mes amis, mes compagnons d’infortune lorsque je me faisais gronder. Je me confiais et ils m’écoutaient. La spontanéité de l’enfance fait que les liens se créent le plus naturellement du monde. Il n’y a pas d’a priori. Cela, appartient aux adultes……

 

C’est justement avec cette spontanéité de l’enfance qu’il vous faut fonctionner. Celle de l’enfant qui accueille tout ce qui vient a lui sans se poser de questions.  Une idée, une image, un ressenti, une petite voix à son oreille, tout est bon. Pas de jugement !

L’animal est simple dans son expression. Il n’est pas dans le contrôle d’une situation ou d’une autre. Vous lui poser une question, son âme va vous répondre avec simplicité ce qu’il pense, voit ou ressent vraiment.

C’est par une relation d’âme à âme que le lien est possible.

Et cette relation vient de votre état intérieur, disponible, dans la connexion que vous aller établir avec lui.

 

En ce qui me concerne plusieurs types de communication sont possibles.

Tous sans exception partent tout d’abord d’un état méditatif.

Il arrive que je reçoive directement des réponses à un jeu de questions réponses qui passera alors par l’auditif.

Comme il se peut qu’une communication s’établisse complètement dans le ressenti de l’animal et de ce qu’il perçoit, de sa situation, de son lieu de vie et de la famille humaine qui l’entoure.

Il se peut aussi que la communication ne soit pas directement possible avec un animal, et qu’une âme du groupe auquel il appartient prenne le relais.

De toute façon la relation que nous avons avec nos animaux est une relation de proximité de vie dans laquelle s’interpénètrent des informations.

Le contact que j’établis avec un animal d’après sa photo, me permet aussi

d’avoir accès à toute une banque de données qui est en rapport direct avec ce qu’il vit, les personnes qui l’entourent et ses circonstances de vie.

 

Des détails très intimes peuvent être dévoilés. C’est la raison pour laquelle je n’envoie jamais de compte rendu directement par courrier. Nous avons dans un premier temps un échange téléphonique concernant l’entretien qui s’est passé avec votre animal, et seulement après ce compte rendu, vous recevez par email ou par courrier une copie de l’entretien.

 

La communication se fait dans un respect de l’animal et de son rythme de connexion. Il arrive qu’un entretien s’arrête pour reprendre plus tard, ça n’est pas grave et c’est à respecter. Ce type de connexion demande de la disponibilité de la part des deux parties. Si l’un des deux décroche, et bien on reprend un peu plus tard lorsque chacun est plus disponible.

 

C’est avec cette approche qu’il m’arrive d’avoir un véritable dialogue avec certains. A se demander parfois qui est celui qui pose les questions.

Je remercie de tout cœur le monde animal pour ce qu’il me permet de partager avec lui et avec vous.

 

Si vous en faites l’expérience, vous verrez qu’il s’agit d’une véritable relation d’âme à âme qui se rencontrent et partagent des instants de vie.

 

Considérer que tout est relié fait parti de l’histoire indissociable des différents mondes qui s’interpénètrent et rayonnent l’amour de l’Uni-Vers.

 

Bienvenue dans le monde de la connexion. 

A très bientôt…………

De tout cœur ………………………

 

Christine-Laure AMIACH

 

 BANDEAU-ANIMAUX

Repost 0
23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:11

il Y A QUELQUES TEMPS JE PUBLIAIS CETTE PHOTO SUR CE BLOG SANS EN CONNAITRE L'ORIGINE

Je remercie Sandra  qui m'a contacté et communiqué le nom de l'auteur et fait découvrir son oeuvre.

 

Ci Dessous un artible de l'Express nous permet de mieux le rencontrer à travers ces quelques lignes.

Je vous invite à aller sur google vous y trouverez de magnifiques vidéos.

Voici le lien de l'une d'entre elles : http://vimeo.com/29498902 

jE VOUS SOUHAITE UN TRES BEAU MOMENT DE PARTAGE, LUMIERE,AMOUR ET PAIX.

 

 

 

 

 

 

Article de l'Express.

 

Inconnu - ou presque - il y a encore deux mois, Gregory Colbert a déboulé sur la scène de l'art comme une météorite. Alors que les artistes aspirent à sortir de l'obscurité, lui, au contraire, l'a longtemps cultivée: pendant douze ans, il a refusé les galeries, les expositions, les interviews. "Il fallait que je me protège de la frénésie du monde pour me concentrer sur mon travail", explique-t-il. 

Mémoire d'éléphants

 

Depuis 1992, ce Canadien de 44 ans photographie des animaux. Mais son projet n'a rien à voir avec La Vie des bêtes ou les reportages du National Geographic. Il s'intéresse aux espèces qui peuplent notre imaginaire collectif, dit-il, qui font partie de la mythologie de l'humanité depuis les temps reculés: éléphants, baleines, ibis sacrés, aigles royaux, léopards, guépards, babouins, faucons, ou encore les chiens sauvages d'Afrique. Photographier des animaux n'est jamais aisé. Il faut de la ruse, une patience infinie. Mais Gregory Colbert ajoute un degré de difficulté: ses photos enregistrent l'interaction entre humains et animaux, à condition qu'elle soit heureuse. Filmer baleines, éléphants ou léopards en compagnie des hommes est souvent une entreprise titanesque: Colbert se livre à un improbable ballet sous-marin avec des baleines. En Inde, une danseuse est accompagnée d'un groupe d'éléphants, dans un fleuve. Dans le désert de Namibie, des enfants jouent avec des guépards; en Birmanie, un jeune garçon dort dans les plis de l'oreille d'un éléphant géant; en Egypte, une jeune femme danse dans un temple, sous les ailes d'un aigle royal. "Aucun de ces animaux n'est dressé, affirme Colbert. Lorsqu'on enlève les barrières artificielles, la nature collabore avec nous." Les photos de Colbert sont tellement étonnantes que l'on a du mal à croire qu'elles ont pu être réalisées sans ordinateur ni trucages. "Parfois, la chorégraphie était si exquise que l'on aurait dit que les animaux étaient télécommandés, raconte l'homme d'affaires Paul Hawken, qui a accompagné Colbert en Namibie. Mais ce sont bien des bêtes sauvages, même si certaines sont habituées à la présence de l'homme. Un jour, un guépard - une femelle - s'est retourné contre un enfant parce qu'il se sentait menacé. Et les chiens sauvages d'Afrique peuvent tuer un zèbre en moins de deux minutes. Rien n'est arrangé." Lorsque Colbert plonge en apnée avec les baleines, il doit garder tout l'air dans ses poumons. Les bulles d'oxygène pourraient déclencher l'agressivité des mammifères marins. "Pour eux, s'amuse Colbert, je suis du plancton." En douze ans, l'artiste a organisé 33 expéditions dans des pays comme l'Inde, la Birmanie, Sri Lanka, l'Egypte, l'Ethiopie, le Kenya, Tonga, la Namibie, l'Antarctique, les Açores. "Ce projet, c'est Fitzcarraldo!" s'exclame-t-il - allusion au film de Werner Herzog dans lequel un fou de musique fait transporter une salle d'opéra à dos d'homme pour l'installer au c?ur de la jungle brésilienne. 

Tout a commencé à Paris, au début des années 1980. Là, le Canadien tourne des films documentaires sur des sujets sensibles: le viol, le sida, les personnes en phase terminale. Et il débute dans la photographie. En 1992 - Colbert a 32 ans - le prestigieux musée de l'Elysée, à Lausanne, lui consacre une exposition. Ce show, intitulé Timewaves, met en scène ses premières images d'éléphants, en Inde. Colbert est aussitôt remarqué par quelques collectionneurs importants. Ce réseau de mécènes dans le monde entier lui permettra de se consacrer à son projet. "Grâce à eux, j'ai eu du temps pour mon travail", dit-il. Les collectionneurs de photos de Gregory Colbert forment une confrérie aux poches profondes qu'il appelle "mes éléphants gardiens". Ils sont nombreux et influents: la styliste Donna Karan, le PDG de la banque Lazard, Michel David-Weil, ou encore l'acteur Brad Pitt. Ses tirages valent plus de 350 000 dollars. Mais Colbert évite d'en parler. "Je travaille souvent dans des pays instables, explique-t-il. On m'a prévenu que j'étais devenu une cible. La publication du prix de mes photos a mis un prix sur ma tête. J'ai peur d'être kidnappé." 

En 2002, Colbert a été invité par la municipalité de Venise. Celle-ci mettait à sa disposition l'Arsenal, le chantier naval construit sous la Renaissance, l'un des plus beaux sites en Europe. "Venise était parfaitement en harmonie avec mon travail, explique Colbert. Cette ville est un véritable baromètre de la santé de l'environnement." L'artiste décide donc de présenter 100 photos aux dimensions éléphantesques - 1,20 x 3,50 mètres. Chaque image est tirée sur un papier japonais fabriqué à l'aide de plantes et de pigments, selon une recette qui remonte au XIIIe siècle. "Avec ce papier, je peux sculpter la matière, façonner la lumière, explique-t-il. Il est comme du bronze, il ne reflète pas." En quelques semaines, 100 000 personnes visitent l'exposition. "Ses images ont une grâce poétique, un idéalisme que l'on rencontre rarement, affirme Gordon Baldwin, conservateur de photographie au musée John Paul Getty, à Los Angeles. Elles ont une qualité mystique et ne ressemblent à aucune autre." Son associée, l'écologiste Giuli Cordara, ajoute: "Parmi mes amis scientifiques, certains n'aiment pas les photos de Gregory, mais tous reconnaissent qu'elles ont un pouvoir extraordinaire." 

Biographie

1960
Naissance à Brantford, près de Toronto (Canada).

1983 
Installation à Paris, où il réalise des films docu-mentaires.

1992
 
Première exposition,Timewaves, au musée de l'Elysée, à Lausanne, et à la galerie Parco, au Japon.

2002
 
Présentation d'Ashes and Snow, à l'Arsenal de Venise (100 000 visiteurs).25 mars 

2005 
Inauguration du Musée nomade, à New York. 

Après Venise, Gregory Colbert décide de montrer son travail à New York, parce que "c'est une ville qui a besoin de guérir", dit-il. Il se lance alors dans ce projet monumental, inauguré au printemps. Il érige sur l'Hudson - quai 54, celui qui accueillait les transatlantiques - la plus étonnante des structures: un "musée nomade". Colbert s'adresse à Shigeru Ban - le Japonais choisi pour concevoir l'extension du Centre Pompidou, à Metz - qui aime travailler avec des matériaux modestes. Sur plus de 210 mètres de longueur et 4 200 mètres carrés de surface, le musée est réalisé avec 148 conteneurs d'acier, loués sur place. Pour déménager, il suffit de ranger l'ensemble des éléments dans une dizaine d'entre eux et de louer les autres dans le nouveau lieu. Les conteneurs sont soutenus par de la toile reposant sur 64 piliers en carton de 15 mètres de hauteur et des filins d'acier. A l'intérieur, des rideaux diaphanes divisent l'espace. Ils ont été fabriqués avec 1 million de sachets de thé avarié que Colbert a trouvés à Sri Lanka et qu'il a ensuite vidés et cousus. "J'ai dit à Shigeru que je voulais ériger la première cathédrale du XXIe siècle", raconte-t-il. L'intérieur évoque la sérénité d'un temple avec, pour seule lumière, quelques spots de théâtre, orchestrés par le scénographe italien Alessandro Arena. "Je ne voulais pas de la lumière de cafétéria que l'on trouve dans les musées", explique-t-il. Chacune des 200 photos est ainsi illuminée, suspendue, sans cadre, à des câbles, au-dessus de milliers de galets de rivière. Les photos ne portent pas de titre. Colbert ne veut pas polluer l'imagination des visiteurs. "Mon travail est simple, il n'a pas besoin d'explications, déclare-t-il. En a-t-on besoin pour savoir qu'une cantate de Bach est sublime? La nature, elle aussi, est sublime." 

Un étroit chemin de planches de bois, provenant de vieux échafaudages, mène à un écran géant sur lequel est projeté un film réalisé par Colbert. Un texte poétique - 365 lettres envoyées à une femme - écrit par l'artiste accompagne le long-métrage. "Le jour de l'inauguration, raconte Paul Hawken, il y avait plein de beau monde. Les gens parlaient un peu fort. Puis, l'un après l'autre, ils ont commencé à se diriger vers l'écran. Le brouhaha est retombé. Une femme s'est tournée vers moi. "Je ne sais pas pourquoi je pleure", m'a-t-elle dit, touchée par la beauté des images. 

Colbert, qui voudrait que la visite du Musée nomade sollicite tous les sens, se défend de faire de la beauté pour la beauté. Il cherche avant tout à réconcilier les gens avec la nature. "Je voudrais que cette émotion soit transformée en action", affirme-t-il. Chaque jour, depuis le 5 mars, 6 000 personnes en moyenne font le trajet jusqu'au musée éphémère. Au total, 400 000 personnes sont venues. Le site Web d'Ashes and Snow fait aussi recette: en six semaines, il a reçu plus de 3,5 millions de visiteurs.Les pachydermes ont toujours peuplé l'imagination de Gregory Colbert. "Enfant, on me disait que j'étais un éléphant parce que j'avais les oreilles décollées", raconte-t-il. Colbert a grandi à Brantford, une petite ville à côté de Toronto. L'école possédait une seule classe et il n'y avait qu'un cinéma. "A 5 ans, j'ai commencé à nager avec mon père. On allait autour des îles, on se baignait même la nuit, se souvient-il. C'est comme si, toute ma vie, je m'étais préparé pour ce travail." Son amour des animaux lui vient de la fréquentation des Indiens de la réserve des Six-Nations. "Ma baby-sitter était la fille du chef. J'étais fasciné par leurs bestiaires: les totems, la présence des animaux dans leur vie." 

Les rapports entre Colbert et le monde de l'art ne sont pas très aisés. Selon le photographe, l'art est devenu un business qui génère un chiffre d'affaires annuel de 25 milliards de dollars. "Les expositions dans les musées ou les galeries sont hermétiques et stériles, dénonce-t-il. L'art est devenu de l'immobilier." En retour, le monde de l'art ne l'épargne pas. "Le travail de Mr. Colbert constitue un exercice de narcissisme qui sort des échelles habituelles, même dans le monde actuel", ironise Roberta Smith, critique au New York Times, qui lui reproche aussi son néocolonialisme. "Dans ses images, des femmes et des enfants non occidentaux, ravissants, communiquent avec des animaux exotiques dans des pays lointains et dans des sites anciens vénérés", note-t-elle. Colbert s'amuse de ces critiques, produit de ce qu'il appelle la "police de l'art", chargée de protéger les intérêts du milieu. "Parce que mon travail est apprécié de beaucoup, il est suspect, déplore-t-il. Sans me comparer à eux, Picasso ou Vermeer sont-ils de mauvais peintres parce que leur travail est admiré?" 

Gregory Colbert vit dans un immense loft du Lower East Side, à Manhattan, une ancienne salle de concert de 12 mètres de hauteur sous plafond. Pourtant, Colbert, qui reçoit pieds nus, vêtu d'un jean et d'une veste noire comme on en porte en Chine, vit de manière frugale. Il dort sur une natte, à même le sol, et ne possède pas de voiture. Les meubles qui l'entourent sont beaux mais chinés, comme la table sur laquelle il pose ses tirages, réalisée avec du bois récupéré dans un immeuble en démolition, dans le quartier. 

Grâce à un riche collectionneur amoureux de son travail, qui a acheté l'intégralité des photos de l'exposition Ashes and Snow, Gregory Colbert a acquis une certaine indépendance financière qui va lui permettre de mener à bien son projet: que le Musée nomade tourne à travers le monde au moins pendant les dix prochaines années. En décembre, la cathédrale de conteneurs et de carton s'installera à Los Angeles. Le maire de Pékin l'a invité à présenter ses photos dans sa ville. Le Vatican l'a déjà réservé. "Ce sera la première exposition d'art non religieux depuis près de deux mille ans", raconte Gregory Colbert. Rio, Shanghai, Berlin, Tokyo sont sur les rangs. "J'attends que Paris se réveille", ironise-t-il. Colbert voudrait, dans chaque ville, inviter au Musée nomade tous les écoliers de moins de 12 ans. A cet âge-là, juste avant d'entrer dans l'adolescence, dit-il, on est encore sensible à la magie de la nature. 

Sa passion des animaux, il la met aussi au service de leur protection. Avec Giuli Cordara, il a créé la Bianimale Foundation, afin d'utiliser "toutes les formes d'expression artistique pour sensibiliser le public à la protection des animaux et de leur habitat naturel". La fondation aide deux organisations écologistes: Save the Elephants, créée par Iain Douglas-Hamilton, l'expert mondial dans le domaine des pachydermes, et Trust the Forest, qui achète au Gabon des forêts pour les préserver. "Aujourd'hui, le pouvoir de Gregory est énorme, affirme Giuli Cordara. Son travail est la plus belle campagne en faveur des animaux sur la planète." Les rapports de Colbert avec les écologistes sont pourtant un peu distants. "Ce sont des catastrophistes, regrette l'artiste. En peignant la situation en noir et blanc, on divise les gens, alors qu'il faut construire des ponts. Souvent, les environnementalistes sont amoureux de leur cause mais ne s'intéressent pas aux remèdes. Il faut avancer millimètre par millimètre." 

Colbert espère que ses images de paradis terrestre inciteront ceux qui s'extasient à agir. "Ces animaux me font penser aux livres précieux de la grande bibliothèque d'Alexandrie. Trop d'espèces ont déjà disparu. Nous sommes assis à côté des derniers livres pendant que le feu fait rage, et nous regardons", conclut-il. Il veut fixer sur la pellicule ce qui peut encore l'être. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/photographie/m-eacute-moire-d-eacute-l-eacute-phants_485764.html#zSyVHC2IxvHhmJuK.99

Repost 0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 09:11


Mardi 01 Octobre 2013 / Par la Rédaction Partager 
MAGAZINE | BONNES FEUILLES
BONNES FEUILLES
Un maître guéri 
par son chat depuis l’au-delà ?

 

 

 

 

 


Dans son « Dictionnaire de l’impossible », Didier van Cauwelaert présente une série de cas extraordinaires à priori impossibles, mais authentifiés. Le premier cas : un chat serait intervenu de l’au-delà pour aider son maître gangréné à guérir et sauver sa jambe. Plutôt étonnant, non ?
© Apofiss
C’était un jour de fête du Livre, à la fin des années 1990, dans les salons de la Mairie de Paris. Comme les mots de ce dictionnaire, les auteurs étaient disposés en enfilade au gré de l’alphabet, disparates et complémentaires, les plus connus permettant indirectement de découvrir les moins sollicités, devant lesquels stagnaient les files d’attente. 

J’avais repéré depuis quelques minutes un petit monsieur entre deux âges qui, en retrait de mon stand, attendait une accalmie dans mes dédicaces. Il tenait sous le bras un énorme dossier vert, et je m’attendais au pire. Chaque Salon du livre nous réserve son lot d’admirateurs qui viennent nous soumettre un manuscrit. N’étant pas éditeur, je me promets toujours de répondre non merci, et je repars souvent avec un excédent de bagages, parce que j’ai nourri moi aussi, jadis, l’espoir illusoire que mon destin littéraire dépendrait de mes auteurs favoris. 
Profitant d’un moment de répit où je rechargeais mon stylo, le monsieur au dossier vert s’avança vers ma table et attaqua d’une traite : 
- Pardon, mais je vous ai lu, alors je sais que je peux vous raconter ce qui m’est arrivé. 

Condensé à l’extrême, son récit dura tout au plus trois minutes. Ayant grimpé dans un arbre pour cueillir des cerises, un an plus tôt, il était tombé en brisant une branche qui lui avait ouvert la jambe gauche. Mal soignée, la plaie s’était infectée, et la gangrène s’y était mise. Lorsqu’il avait fini par se rendre à l’hôpital, c’était trop tard : la seule chance de le sauver était l’amputation. La veille du jour fixé par le chirurgien, il était descendu dans la rue avec sa canne pour, une dernière fois, « emmener promener sa jambe », disait-il avec cette douceur résignée des gens simples face à l’irrémédiable. 
C’est là qu’il croisa une dame inconnue qui sursauta, à sa hauteur, sans s’arrêter. Machinalement, il tourna la tête après quelques instants. Elle s’était figée sur le trottoir et le fixait, l’air en suspens, aussi étonnée que lui. Semblant dominer une hésitation, un vrai trouble, elle revint soudain vers lui. 
- Pardon, monsieur, mais on me dit de vous demander une chose. Vous avez un souci à la jambe, non ? 
Il répondit par un pauvre sourire. Avec sa canne et sa guibole gonflée sous le bandage, pas besoin d’être extralucide pour en arriver à cette conclusion. Elle enchaîna : 
- Vous avez un chat ? Parce que c’est à lui qu’il faut demander. Excusez-moi. 
Et elle tourna les talons en rougissant, avec autant de précipitation que si on l’avait surprise en train d’écouter aux portes. Comme si elle avait honte de ce qu’elle s’était entendue dire, précisa mon lecteur. 

Il était resté un moment immobile sur le trottoir, sonné par cette rencontre. Il avait un chat, oui, mais qui était mort six mois auparavant. Quel rapport, de toute manière ? Cette femme était dérangée, voilà tout. Et il avait d’autres problèmes en tête. 
Néanmoins, rentré chez lui, il ne parvint pas à chasser de son esprit la dernière phrase de l’inconnue. Pourquoi ces mots, pourquoi cette émotion qui lui nouait le ventre ? Il ne croyait pas à grand-chose, à l’époque, surtout pas aux gens désintéressés. Ni à un au-delà quelconque. Dans le canapé où il s’était affalé, il ne voyait vraiment pas quel genre de soutien il pouvait attendre du siamois qu’il avait enterré dans son jardinet de banlieue. 
Ses doigts rencontrèrent des poils sur les coussins de velours. Tout ce qui restait de Mozart, son compagnon de treize années. Alors il y eut en lui une espèce de sursaut. Qu’avait-il à perdre, après tout ? Il s’arracha du canapé, alla mettre un sac neuf dans son aspirateur, le passa sur les coussins, puis retira le sac pour récupérer les poils. Avec un soin dérisoire, il les étala sur la plaie de sa jambe, et il refit le pansement tandis qu’il demandait de l’aide au siamois, s’abandonnant à ce dernier espoir irraisonné. 

Le lendemain matin, une odeur épouvantable le réveilla. Bien pire encore que celle que dégageaient d’habitude ses chairs en décomposition. Il retira le bandage et jeta le cataplasme de poils félins où s’était concentré la puanteur. C’est alors qu’il découvrit, médusé, que sa peau avait changé de couleur. Les bords de la plaie semblaient rosir. 
Arrivé à l’hôpital, il demanda qu’on réexamine sa jambe avant de la couper. Il insista tant et si bien qu’il obtint gain de cause. Le dossier vert qu’il m’avait apporté ce jour-là rassemblait cent pages de rapports médicaux, d’analyses, de témoignages de spécialistes confirmant, sur papier à en-tête, les diagnostics avant et après ce que le patient appelait « l’intervention de Mozart ». Les praticiens étaient formels : la gangrène dûment constatée avait « guéri » de manière inexplicable, et les chairs se reformaient plus vite que de raison. 

Quand je relevai les yeux du dossier médical, je vis un noyau de lecteurs qui s’était formé autour du petit monsieur. Mes livres au bout de leurs bras ballants, ils me tournaient le dos, admirant sa jambe gauche aux cicatrices des plus discrètes sous le pantalon qu’il venait de retrousser. Une dame reposa mon roman pour me prendre des mains le dossier vert. 
Quelques instants plus tard, le miraculé des poils de Mozart s’en alla, emportant mes lecteurs qui se disputaient ses pièces à conviction. 

Que penser de ce récit ? La guérison était-elle due à l’action posthume d’un siamois via ce qui restait de sa matière physique, ou bien du fait que son maître s’était – pour reprendre son terme – abandonné à ce dernier espoir ? Cette « victoire par abandon », ce lâcher-prise sous-tendu par l’espoir, on en retrouvera l’hypothèse dans plusieurs cas de guérisons inexpliquées, passés au crible de ce dictionnaire. Mais comment interpréter le rôle de l’inconnue sur le trottoir ? Ce « renfort » destiné à attirer l’attention, par des paroles semblant surprendre autant celle qui les prononce que celui qui les entend. 
Faut-il y voir, pour paraphraser Pirandello et ses « personnages en quête d’auteur », un message en quête d’intermédiaire – en l’occurrence, la première personne « réceptive » croisée en chemin par le gangréné, vu l’urgence de la situation ? Je n’ai pas de réponse. Mais ce genre de question reviendra souvent dans les pages qui suivent. 

Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi cet homme avait éprouvé le besoin de me confier son histoire. Il allait très bien, les médecins avaient validé son miracle, il ne m’avait pas demandé mon avis ni mon aide, encore moins la médiatisation de son cas sous ma signature. Il n’avait pas besoin de moi, en fait. Il était reparti avec mon public, sans même me dire au revoir. 

Quelques mois plus tard, je souffris brusquement d’une sigmoïdite aiguë, provoquant abcès intestinal et douleurs insoutenables. Ayant refusé l’opération à chaud qui aurait eu les conséquences qu’on imagine, je luttai toute une nuit contre la menace de la péritonite, avec autant de force mentale que de lâcher prise, m’abandonnant à la certitude que j’avais trop à faire pour mourir. Face à l’échec des antibiotiques sous perfusion, je ne manquai pas, dans la mobilisation générale de tous les moyens empiriques à ma disposition – prières, mantras, techniques de souffle et de visualisation –, de demander, au cas où, l’assistance de Célestine et Chapy, mes deux chattes défuntes. 

Le lendemain matin, l’infection avait régressé de manière spectaculaire. Mes analyses étaient quasi normales. « Je ne sais pas comment, mais vous avez gagné : je range mes instruments », m’a déclaré, avec un sourire que je n’oublierai jamais, mon jeune chirurgien, le Dr Jean-Philippe Blanche. 
Avec le recul, je me suis dit que l’homme au dossier vert de l’Hôtel de Ville avait, peut-être, tenu auprès de moi le rôle qu’avait joué dans son destin une inconnue croisée sur un trottoir.

Repost 0